On a beau en avoir entendu parler, on beau l'avoir déjà vécu, quand elle vous touche une nouvelle fois  elle est toujours aussi douloureuse. Une fausse couche nous touche au plus profond de nous même, au plus profond de notre corps de femme. Elle nous remet en cause. On a beau se raisonner, ce dire que c'est la nature, rien n’y fait, elle nous culpabilise. On se demande se que l'on a fait de mal, se que l'on a loupé. Quelque part au fonds de nous, on se sent incapable, incapable de donner la vie. Arriverons nous à attendre un autre enfant ? La grossesse arrivera-t-elle à son terme ? Tant de questions se posent, se bousculent dans notre tête. Des engouasses souvent irraisonné, des questions qui n’ont pas vraiment lieu être et pourtant elles nous hantent. Faire le vide, ne plus y penser devient impossible. Même quand se petit bout de nous n’était pas prévu au programme, à partir du moment où l’on sait, il fait parti intégrante de notre vie, on le sent déjà vivre en nous. Le perdre, les perdre laissent un vide immense, une sensation de ne pas être entière. Et pourtant, la vie continue, pour nos enfants, notre entourage qui n’est pas au courant du « drame » qui se déroule sous leurs yeux il faut garder le sourire, donner le change. Parce que je ne veux pas avoir les yeux braqués sur moi, je ne veux pas lire la compassion dans leurs regards ni avoir à faire aux mauvaises langues, nous avons choisir de nous taire. Est ce la meilleur des solutions ? Je ne sais pas, j’ai bien une amie dans la confidence mais la famille, elle parle tellement, la vérité est si souvent transformée que je ne sais pas, leur dire ou ne pas leur dire ? La sienne est tellement potin et pleine de mauvaises langues, la mienne est tellement cartésienne et dans la raison que je ne sais pas s’ils seraient capable de me/nous comprendre.